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Être un couteau suisse en entreprise

Je suis un "profil atypique". Derrière ce terme, on désigne généralement un parcours professionnel non linéaire, des études variées, voire une personne qui ne sait pas ce qu'elle veut. Un ancien patron disait de moi que j'étais un mouton à 5 pattes. Moi j'appelle ça être un couteau suisse. Ca tombe bien, la Suisse c'est plein de montagnes.

Publié le

30 août 2022

Mot-clés

Qu’est ce qu’un couteau suisse en communication ?

On trouve des couteaux suisses dans tous les domaines. Néanmoins, dans la communication et le marketing digital les multi-compétences trouvent là une vraie pertinence. La communication est un domaine qui associe des métiers différents. Des côtés techniques comme le développement web, le graphisme, le montage vidéo par exemple mais aussi des compétences plus littéraires comme le référencement, la publication d’articles, la gestion des réseaux sociaux, etc… Notre métier évolue bel et bien dans un web sémantique où les programmes informatiques analysent toutes les données du web, y compris des textes dont ils en comprennent aujourd’hui, le sens.

Être un couteau suisse dans la communication et marketing digital c’est être capable de maîtriser les aspects techniques comme des créations graphiques, du développement web, ou tout du moins, être en mesure de mettre en place un site Internet, de créer des pages, des formulaires de contact, illustrer un article, faire un montage vidéo, etc…

Mais c’est également être en mesure de produire ensuite le contenu sur ces plateformes en écrivant des articles, en publiant des posts sur les réseaux sociaux.

Ce double profil, je l’appelle le « technicien-littéraire« . C’est la capacité à maîtriser le fond et la forme.

Comment je suis devenu un couteau suisse

On ne se destine pas à devenir un mouton à 5 pattes comme ça, pour le plaisir. Dans mon cas, plusieurs éléments m’ont amené à ce profil. Tout d’abord, ma grande curiosité : j’ai toujours aimé les sciences, les techniques mais aussi les langues et l’histoire. Je voulais être journaliste. Pour cela, il faut un Bac+3 afin de pouvoir s’inscrire aux concours. De préférence, une licence qui prépare à ce genre d’examen en apportant culture générale et art de l’écriture. J’avais trouvé la combinaison parfaite en optant pour l’histoire, la géographie et les sciences humaines. Ma licence en poche, je passe les concours et dans le même temps je deviens pigiste pour la Dépêche du Midi. Le métier est difficile et mal rémunéré. Surtout, je comprends que le journalisme ne correspond pas à l’image que j’en avais. Qu’à cela ne tienne ! Je poursuis mes études en bifurquant vers la communication culturelle. En validant ce Master en 2007 je découvre le pouvoir du numérique dans la communication. Il me manque néanmoins un bagage technique : l’infographisme et le développement web. Je suis encore jeune alors ce n’est pas un petit Diplôme d’Université supplémentaire qui me fera peur.

C’est ainsi qu’à l’âge de 24 ans, je cumule déjà une licence d’histoire, un Master en communication culturelle et un D.U d’informatique. C’est le sésame : je peux postuler dans des structures qui ont besoin de franchir le cap du numérique. Nous ne sommes qu’en 2009 et tout reste à faire dans les sociétés pour semer une culture du digital.

Je ne vais pas ici égrener mon parcours professionnel en détail mais être polyvalent est un réel atout dans les start-ups ou les entreprises qui ont besoin d’une équipe complète en marketing digital alors que vous êtes seul…

Couteaux suisses : nous sommes des valeurs sûres !

Recruteurs ont peur des profils atypiques.

En plus du savoir-faire varié il y a un savoir-vivre qui découle de cette vision globale : diplomatie, relationnel : ce sont les bons éléments pour être chef de projet.

Conclusion

L’entreprise à tout à gagner à avoir dans ses rangs quelques couteaux suisses. Ca permet d’avoir une vision plus globale des projets et de sumonter des montagnes avec la douceur d’un chocolat.

 

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